Respect, tOm, pour ces vidéos de nos autres voyages ! Pfffff, you're the King
!
Dédicasse à ma filleule Mona ! Dans quelques années, on partira ensemble, surfer à l'autre bout du monde... ou faire du shopping, ok, ok...
Enfin, à Juliette sur qui je peux toujours compter et qui veille à mes arrières... avec la délicate mission de résister à la pression d'organiser une énorme teuf dans mon appart, en mon
absence.
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Yop !
6h00, le reveil sonne… les deux micro-secondes geniales ou je ne sais pas ou je suis… “ah oui, a Salta ... Et je me tire au Chili !!! MOR-TEL !!!”. Se lever, dans ces cas là, n’est pas un probleme. Je saute du lit et “packe” mon sac… en silence pour ne pas reveiller les autres occupants du “dormitorio”… quoique j’irai bien tousser un grand coup pres des oreilles… que dis-je… DANS les oreilles du gros bourrin d’english qui est rentré une demi-heure plus tôt, en faisant biiiiiiiiiien claquer la porte, faisant biiiiiiiiiiien tomber ses chaussures lourdement (a se demander s’il n’est pas monté sur l’armoire pour gagner un peu de hauteur), nous lachant une booooooooonne grosse caisse apres s’etre laissé tombé bien lourdement sur son pieu (facon “jeté de la troisième corde”, pour les amateurs de catch que je sais nombreux parmi mes lecteurs)…T’es genial, Mec ! J’t’adore ! On t’adore tous dans la chambre !
Mais bref, par respect pour les autres victimes de la chambrée, je me ferai discret comme le renard, agile comme la panthere et silencieux comme le ninja (mon Totem).
Et me voilà, dans les rues de Salta, au lever du jour, en direction du terminal des bus. En chemin, je croise quelques argentins émechés, qui me demandent de leur jouer un morceau de guitare. Je leur repond que c’est pas une guitare mais une mitraillette, histoire de voir si le local goûte le second degré…
Et puis un café con leche (j’en suis a environ 4 000 litres de café au lait depuis le début de mon periple) et en avant pour 9h00 de route, direction San Pedro de Atacama avec passage de la frontiere argentino-chilienne au programme. Je me cale bien confortablement dans mon siege, me met du bon son dans les oreilles (un peu comme les Bad Boys de Marseille), quitte mes pompes et me prepare pour le voyage.
Trajet parfait: On
passe par la Quebrada de Humahuaca (un peu meme style que la Quebrada de la conchas, que vous connaissez bien, mais peut etre encore plus coloré). Splendide. Grandiose.
Et puis, on grimpe, on grimpe, on grimpe sur l’Altiplano andin. Passage par le col del Morado a 4170 m. Depuis quelques minutes déjà, les appareils photos surgissent aussi nombreux et prestement que les sacs a vomi. Ben, ouais, “le mal de la Puna” ou “Soroche”, entendez par là, le mal de l’altitude fait ses premières victimes. A cet instant précis, je vois là une aubaine pour récuperer quelques plateaux repas, que délaisseront probablement ces malheureux voyageurs… Je compatis mais c’est pas une raison pour gâcher la nourriture, merde !
La seconde partie du trajet est tout aussi spectaculaire. Car très différente de la première. A présent, nous traversons des
paysages aux accents désertiques. “Las Salinas Grandes”, mon premier désert de sel (*) ! Le blanc au sol, le jaune d’une rare vegetation brulee par le soleil, le brun des montagnes au loin, le
bleu du ciel et ses nuages. Le plus halluc¡nant, c’est de se savoir a plus de 3000 m dans des paysages de plaines (si on excepte les montagnes au loin). Ben ouais, c’est “l’Altiplano”, quoi, vous
allez me dire, c’est pas un hasard !
Et puis, de temps à autre la route rejoint, justement, ces montagnes “au fond”, pour traverser des vallées aux noms tantot poetiques, tantot inquietants (Vallee de la luna, Cuerda de Sal, Vallee de la Muerte, Vallee del diablo…).
Enfin, on arrive au
poste frontière. Moment vraiment incroyable. Pour les formalités, tout le monde descend du bus. Première sensation:
la fraicheur de l’air.
Deuxième sensation: le silence assourdissant du vent (c’est une formule poetique, cherchez
pas de sens, ca veut rien dire…). Troisième sensation: l’accablante chaleur ! Et ne croyez pas que je me contredis avec la première sensation. Le seul fait de se mettre a l’abri de l’air, et le
soleil vous tombe sur les avant-bras comme… comme… comme un appareil a Panini vient saisir le petit pain entre ses machoires brulantes (j’ai mis au moins deux minutes a trouver cette
comparaison). Ben ouais, on est dans une des régions les plus arides du monde ! Avec les plus grand
gradients de température entre le jour et la nuit. Incroyable. Le soleil est une véritable menace que l’on combat
avec crême solaire, chapeau et lunettes de soleil. C’est pourquoi, paradoxalement, malgre la chaleur, les locaux portent manches longues et pantalons. Et enfin quatrième sensation: très envie de
pisser. Ca fait quand meme 6h00 qu’on roule…
Encore 3h00 de route, et nous arrivons a San Pedro de Atacama. Village du bout du monde (avec pas mal de touriste, force est de reconnaitre, mais qui ne parviennent pas a troubler la majesté des lieux). Les constructions sont faites de briques de terre et de pailles séchées ( “l’adobe”), les rues de terre et de pierres, la chaleur est pesante et, pour que ce décor de western-spaghetti soit complet, le vent vous gratifie de son sifflement emportant avec lui de petits tourbillons de poussières… J’adore ! Filez moi mes colts ! “On est un de trop dans cette ville l’Etranger !!”
J’ai passe mes deux premieres journees a glander, a prendre les “tips” sur ce qu’il y a a faire et a voir,
a "m’imprégner du bled", du Chili, a organiser mon passage en Bolivie… qui n’est pas si simple. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai quitté un peu precipitamment l’Argentine, la frequence et les
trajets proposés par les compagnies de bus m’ayant obligé a revoir un peu mes plans. Mais c’est cela qui est bon dans le voyage ! Les plans qui se font et se defont. En gardant toujours en tête
qu’il faut se rejouir de ce que l’on fait et ne pas regretter ce que l’on rate.
Et comme ce matin j’ai pensé a vous et vous ai préparé une vidéo de ma ballade a velo dans la Vallee de La Luna (ouais, y’en a partout des “vallees de La Luna”, c’est un peu comme “la dent du gendarme” dans les Alpes francaises), je vous envoie quelques images de cette petite excursion… que j’ai adorée !!! Magique !!
La bise a tous, et comme d’hab, 1000 MERCI pour vos commentaires. Ca me touche sincerement. Avec, en plus, un public qui se diversifie ! YOP !
¡ Hasta luego !
(*): Si vous vous posez des questions sur la formation des déserts de sels, n’hésitez pas a contacter les eminents spécialistes du sujets que sont Caro, Fix ou Manu.
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