- - - - - - - - - - - - -

Featuring...

  • : Le Bouf
  • wt2008
  • : 11/12/1974
  • : J'ai assez souvent faim...

Dédicaces

Respect, tOm, pour ces vidéos de nos autres voyages ! Pfffff, you're the King !

Dédicasse à ma filleule Mona ! Dans quelques années, on partira ensemble, surfer à l'autre bout du monde... ou faire du shopping, ok, ok...

Enfin, à Juliette sur qui je peux toujours compter et qui veille à mes arrières... avec la délicate mission de résister à la pression d'organiser une énorme teuf dans mon appart, en mon absence.

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Vendredi 19 décembre 2008
Yo tout le monde !


Bientôt 6 jours que je suis en Bolivie... Et effectivement “la tête dans les étoiles”, au sens propre comme au figuré puisque, depuis mon entrée dans ce qui me coute d'appeler “la dernière étape de mon voyage”, je ne suis pas descendu en dessous de 3600 m d'altitude (avec des nuits a plus de 4000 m) !


Et tellement de choses se sont passees depuis que je vous ai laisse a San Pedro de Atacama. Je vais devoir passer rapidement sur cette matinee ou mon reveil a sonne a 3h30 pour aller voir les Geysers du Tatio. Pour l'anecdote tout de même, ce matin là (ou "cette nuit là", plus exactement), en sortant de ma chambre pour aller prendre ma douche (douche commune... mais chacun son tour , quand meme... j'ai bien déjà essayé de jouer le naif “Ahhhhhhh, disculpe chica, no entiendo bien el español”), je croise dans le froid (a cette altitude la nuit, la température descend a -10ºC), 4 touristes qui semblent avoir pris l'expression “s'impregner de la culture du pays” au pied de la lettre, en commencant par la decouverte des boissons locales. Pas “impregnés”, “imbibés de la culture du pays", ouais!! Et fatalement, ils m'interpellent:

“- Donde vàs, chico ?”

“-Euuuuuuuh, voy a ver a los Geyser”.  Rôôôôô, le coup de vieux, quoi! Meeeeerde, je devrais etre avec eux, moi, en train de picoler ! Bon, allez, non, ca va etre cool ces Geysers,! Motivé ! T'as toute la vie pour faire la fête!... ... ... Tiens, y'a pas d eau chaude...


Bien entendu, au final, ca valait la peine. Tout de meme impressionant ces colonnes d'eau bouillante et de fumee ejectées droit dans le ciel par un magma a fleur de sol. La terre en furie, quoi ! Et moi, encore un peu endormi dessus... “Tu crois que tu m impressionnes Pachamama (*)?”


A contre-coeur, je vais devoir également passer rapidement sur cette derniere nuit Chilienne, ou nous sommes alles admirer les etoiles avec les explications aussi interessantes que poilantes d'Alain, un “astrophysicien” installe la-bas (ou “ici”, comme vous voulez. Ca depend d'ou on se place, quoi. Ben ouais, la relativite... on est en plein dans le coeur du sujet, là), installé ici, je disais, puisque cette region du monde se prete particulierement a l'observation du ciel. 300 jours sans nuages, 365 sans pollution lumineuse (ou si peu) et qui plus est, a cette altitude, on se sent vraiment “un peu plus pres des etoiles” (Je sais, je sais, je viens de pourrir le cerveau des plus de 30 ans qui vont se taper le refrain de Gold, en boucle dans la tete, pour toute la journee... c'est fait expres, yek, yek, yek...). C est également pour cette raison que s'est installe, ici, un centre international d'observation des étoiles: "Le SPACE"... C'est fou ce qu ils sont imaginatifs ces scientifiques lorsqu'il s'agit de baptiser un projet, hein ? Un projet Americano-Russo-Francais, en l'occurrence. C'est interessant comme info? Non. Bon alors je garde toutes mes reflexions sur ce que j'ai appris à propos des Galaxies, des naines rouges et des super Novas pour Guillaume D. (qui souhaite conserver l'anonymat) qui me pretera probablement son oreille attentive sur tous ces sujets... surtout si je cree une diversion au niveau de son gosier en l'abreuvant de biere en quantite suffisante.

Et nous arrivons au coeur du sujet, dont je souhaite vous parler aujourd-hui: “LA BOLIVIE”.


Depart de San Pedro de Atacama a 8h00, pour une expedition de 3 jours au “Salar de Uyuni”. Et encore une fois, ma bonne etoile a pointe le bout de son nez (mais a ce niveau, la, ce n est plus un nez, c'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap ! –c'est pas mal comme tirade ca. Faut que j’la note-) et a decide que le groupe avec lequel je passerai ces 3 jours et 2 nuits sera composee de... cinq jeunes et jolies jeunes femmes et d’un seul jeun... d’un seul homme... moi! J adore ! Ca vous rappelle quelque chose ? Quand je vous dis que ce voyage c’est comme un fantasme qui tiendrait toutes ses promesses, c'est un euphemisme ! Un decor de reve avec une distribution de reve. Le “Bouf WT2008”, c est de la super-production hollywoodienne... les cachets en moins.


Nous prenons donc la route, direction le fameux Salar de Uyuni, mais avant d'arriver la, il y aura le passage de la frontiere Bolivo-chilienne. Encore un poste frontiere improbable, perche a pres de 4 000 m.


Puis, le 4x4 qui file a travers les nouveaux paysages de cette autre partie de l’Altiplano. Je ne sais meme plus comment qualifier ce qui defile sous mes yeux. Spectaculaire? Grandiose? Mortel? Tout ca a la fois, je crois. L'arbol de piedra qui se dresse solitaire dans le desierto Sololi, la rocas de Dali que le maitre n'aurait probablement pas mieux peint, la Laguna Colorada d'un rouge vif qui semble etre a l’origine de la robe rose des flamants qui l'habite, les geysers du sol de la mañana “moins impressionants que ceux du Tatio, m'enfin quand meme”, les lamas avec leur petit air hautain et vaguement stupide qui vous rappelle certainement un prof de college ou de lycee de votre enfance... Bon, le petit jeu, ici consiste a retrouver la photo correspondante. GENIAL, NON CE BLOG INTERACTIF ??




Et puis apres tout ca, une fois le cul bien ratatine par les km de routes chaotiques, les sacs, les yeux, le nez et les dents couverts de poussieres (oui, parce qu'on arrete pas de sourire malgre tout!), nous voila au “Salar de Uyuni”: le plus grand desert de sel au monde. 12 000 km2 d'une etendue blanche, immaculee, a 3 650 m d altitude. A perte de vue, du blanc, du blanc, du blanc. “Perte de vue”, on ne pourrait mieux dire, car le soleil qui tape sans pitie (la temperature monte, en journee a plus de 40ºC) fait coup double en se reflétant sur le sol de cristal pour vous aveugler totalement. Perte de repere !


Et cela fait notre joie puisqu alors, le grand jeu consiste a trouver LA photo ultime qui se joue de cette perte de perspective. Marrant, quoi !! Le “driver” du 4x4 doit nous arracher a nos appareils photos parce qu'on pourrait y passer la journee!! “Una ultima, una ultima fotografia, señor !!”.


Et au milieu de ce desert, on trouve quelque îles! En l occurrence, sur la photo, “La Isla Pescador”. Un oasis de cactus au milieu de cet ocean de sel. Je ne savais pas que cette phrase pouvait avoir un sens litteral. Et bien, ici, SI ! Ce n'est meme pas de la poesie, ce n'est meme pas une metaphore, c'est meme pas des bourres, c'est le salar de Uyuni!! Epoustouflant, vraiment epoustouflant!! Dur a photographier, dur a decrire... Z'avez qu a venir apres tout !! Bandes de feignasses!


Je vous glisse aussi une petite photo des hôtels de sel ou nous passerons les deux nuits. Le sol, les briques, les tables, les sieges, l'assaisonnement de notre soupe, tout n’est que sel. Cool !


En bref, ces 3 jours ont ete vraiment dingues-dingues-dingues. Tout a ete parfait. Que de la bonne humeur dans des paysages hallucinants.


Je n ai pas le temps de vous raconter la suite, mais en deux mots, je continue a faire un bout de chemin avec “les filles”.

Nous avons fait une première etape a Potosí ou nous avons visité les mines d argent. Au 18ème siècle, Potosí comptait plus d´habitants que Londres, Paris ou Madrid, tellement ces mines étaient fécondes. Incroyable rencontre avec des mineurs qui sont encore exploites comme au temps des mines de charbons dans le nord de la France. Interessant, troublant... mais surtout revoltant !

 

Sommes ensuite parti pour Sucre, d'ou je vous ecrit: On redescend sous les 3000 m mais la ville se niche a 2750 m toutde meme... Superbe ville a l'architecture coloniale.

 

Oups, je dois filer, rdv pour l apero ! C est ce que l on appelle un cas de force majeure, non ? La prochaine fois, il faut absolument que je vous parle des gens d'ici ! De l'atmosphère incroyable de ce pays ! C'est vraiment très très différent de ce que j'ai vu jusqu'à présent au Chili et en Argentine. C'est encore tout autre chose ! Je ne me suis jamais plus senti en pays Andin que maintenant: des femmes indiennes partout avec leurs chapeau melon dont s'échappent de longues nattes noires en cascade sur leur châle de laine aux couleurs chatoyantes (**), couleurs chatoyantes qu'on retrouve des habits jusqu'aux murs, la pauvreté et la mendicité, l'effervescence de la rue où tout s'achète et tout se vend sur des stands improvisés, la musique partout, les grands sourires sur les visages ridés... Pffffff, c'es ouf !


Des bises a tous!


(*) Pachamama, c'est la nature mère dans la culture Quechua.

(**) Ce costume, c'est le costume de la Chola qui fut imposé par un décret du roi d'espagne au XVIIIème siécle


... Hey, Blog de divertissement, blog inter-actif, mais aussi blog culturel !



PS: suivant les conseils de tOm, je ne vais donc pas vous remercier, encore une fois, pour vos commentaires et ne vais pas vous dire combien cela m a fait plaisir de vous lire!!

Par Le Bouf
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Samedi 13 décembre 2008

Yop !

 

6h00, le reveil sonne… les deux micro-secondes geniales ou je ne sais pas ou je suis… “ah oui, a Salta ... Et je me tire au Chili !!! MOR-TEL !!!”. Se lever, dans ces cas là, n’est pas un probleme. Je saute du lit et “packe” mon sac… en silence pour ne pas reveiller les autres occupants du “dormitorio”… quoique j’irai bien tousser un grand coup pres des oreilles… que dis-je… DANS les oreilles du gros bourrin d’english qui est rentré une demi-heure plus tôt, en faisant biiiiiiiiiien claquer la porte, faisant biiiiiiiiiiien tomber ses chaussures lourdement (a se demander s’il n’est pas monté sur l’armoire pour gagner un peu de hauteur), nous lachant une booooooooonne grosse caisse apres s’etre laissé tombé bien lourdement sur son pieu (facon “jeté de la troisième corde”, pour les amateurs de catch que je sais nombreux parmi mes lecteurs)…T’es genial, Mec ! J’t’adore ! On t’adore tous dans la chambre !

 

Mais bref, par respect pour les autres victimes de la chambrée, je me ferai discret comme le renard, agile comme la panthere et silencieux comme le ninja (mon Totem).

 

Et me voilà, dans les rues de Salta, au lever du jour, en direction du terminal des bus. En chemin, je croise quelques argentins émechés, qui me demandent de leur jouer un morceau de guitare. Je leur repond que c’est pas une guitare mais une mitraillette, histoire de voir si le local goûte le second degré…

 

Et puis un café con leche (j’en suis a environ 4 000 litres de café au lait depuis le début de mon periple) et en avant pour 9h00 de route, direction San Pedro de Atacama avec passage de la frontiere argentino-chilienne au programme. Je me cale bien confortablement dans mon siege, me met du bon son dans les oreilles (un peu comme les Bad Boys de Marseille), quitte mes pompes et me prepare pour le voyage.

 

Trajet parfait: On passe par la Quebrada de Humahuaca (un peu meme style que la Quebrada de la conchas, que vous connaissez bien, mais peut etre encore plus coloré). Splendide. Grandiose.

 

Et puis, on grimpe, on grimpe, on grimpe sur l’Altiplano andin. Passage par le col del Morado a 4170 m. Depuis quelques minutes déjà, les appareils photos surgissent aussi nombreux et prestement que les sacs a vomi. Ben, ouais, “le mal de la Puna” ou “Soroche”, entendez par là, le mal de l’altitude fait ses premières victimes. A cet instant précis, je vois là une aubaine pour récuperer quelques plateaux repas, que délaisseront probablement ces malheureux voyageurs… Je compatis mais c’est pas une raison pour gâcher la nourriture, merde !

 

 

 


La seconde partie du trajet est tout aussi spectaculaire. Car très différente de la première. A présent, nous traversons des paysages aux accents désertiques. “Las Salinas Grandes”, mon premier désert de sel (*) ! Le blanc au sol, le jaune d’une rare vegetation brulee par le soleil, le brun des montagnes au loin, le bleu du ciel et ses nuages. Le plus halluc¡nant, c’est de se savoir a plus de 3000 m dans des paysages de plaines (si on excepte les montagnes au loin). Ben ouais, c’est “l’Altiplano”, quoi, vous allez me dire, c’est pas un hasard !

 

 

 

 

Et puis, de temps à autre la route rejoint, justement, ces montagnes “au fond”, pour traverser des vallées aux noms tantot poetiques, tantot inquietants (Vallee de la luna, Cuerda de Sal, Vallee de la Muerte, Vallee del diablo…).

 

 


 

Enfin, on arrive au poste frontière. Moment vraiment incroyable. Pour les formalités, tout le monde descend du bus. Première sensation: la fraicheur de l’air. Deuxième sensation: le silence assourdissant du vent (c’est une formule poetique, cherchez pas de sens, ca veut rien dire…). Troisième sensation: l’accablante chaleur ! Et ne croyez pas que je me contredis avec la première sensation. Le seul fait de se mettre a l’abri de l’air, et le soleil vous tombe sur les avant-bras comme… comme… comme un appareil a Panini vient saisir le petit pain entre ses machoires brulantes (j’ai mis au moins deux minutes a trouver cette comparaison). Ben ouais, on est dans une des régions les plus arides du monde ! Avec les plus grand gradients de température entre le jour et la nuit. Incroyable. Le soleil est une véritable menace que l’on combat avec crême solaire, chapeau et lunettes de soleil. C’est pourquoi, paradoxalement, malgre la chaleur, les locaux portent manches longues et pantalons. Et enfin quatrième sensation: très envie de pisser. Ca fait quand meme 6h00 qu’on roule…

 

Encore 3h00 de route, et nous arrivons a San Pedro de Atacama. Village du bout du monde (avec pas mal de touriste, force est de reconnaitre, mais qui ne parviennent pas a troubler la majesté des lieux). Les constructions sont faites de briques de terre et de pailles séchées ( “l’adobe”), les rues de terre et de pierres, la chaleur est pesante et, pour que ce décor de western-spaghetti soit complet, le vent vous gratifie de son sifflement emportant avec lui de petits tourbillons de poussières… J’adore ! Filez moi mes colts ! “On est un de trop dans cette ville l’Etranger !!”

 

J’ai passe mes deux premieres journees a glander, a prendre les “tips” sur ce qu’il y a a faire et a voir, a "m’imprégner du bled", du Chili, a organiser mon passage en Bolivie… qui n’est pas si simple. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai quitté un peu precipitamment l’Argentine, la frequence et les trajets proposés par les compagnies de bus m’ayant obligé a revoir un peu mes plans. Mais c’est cela qui est bon dans le voyage ! Les plans qui se font et se defont. En gardant toujours en tête qu’il faut se rejouir de ce que l’on fait et ne pas regretter ce que l’on rate.

 

Et comme ce matin j’ai pensé a vous et vous ai préparé une vidéo de ma ballade a velo dans la Vallee de La Luna (ouais, y’en a partout des “vallees de La Luna”, c’est un peu comme “la dent du gendarme” dans les Alpes francaises), je vous envoie quelques images de cette petite excursion… que j’ai adorée !!! Magique !!

 

 

La bise a tous, et comme d’hab, 1000 MERCI pour vos commentaires. Ca me touche sincerement. Avec, en plus, un public qui se diversifie ! YOP !

 

¡ Hasta luego !

 

(*): Si vous vous posez des questions sur la formation des déserts de sels, n’hésitez pas a contacter les eminents spécialistes du sujets que sont Caro, Fix ou Manu.


Par Le Bouf
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander

Recherche

La Newsletter vous permet d'être averti, directement dans votre messagerie, lorsque je publie un article.
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés